
J'avais beau frapper de toutes mes forces, le piège était bel et bien scellé, là où j'étais, nul ne m'avait poussé, je m'étais enfoncé avec délectation dans la fange, j'attendais la suite, l'étouffement ,le déchirement du rideau de mensonges que j'avais patiemment tressé au cours des années, je répétais à qui veut l'entendre qu'il n'y avait plus de possible, que de toute façon tout était joué pour moi, je voulais faire sentir et non plus décrire,la distorsion entre mes actes et mes paroles,l'élasticité de ma chair sous les coups de la vie, au bout de tant d'années qu'il ne reste plus que le motif corporel et non plus sa matérialité.