
Depuis qu'ils étaient mariés,il ne pouvait plus s'aimer,au début il avait aimé le mari qu'il était devenu,puis le père,mais maintenant,sa déchéance était si forte que les moindres tâches du quotidien devenaient des efforts de plus en plus insurmontables.Il y avait quelques éclairs,des instants de calme,mais l'ensemble etait trop cahotique,il avait l'impression de barrer sans gourvernail un radeau trop fragile,en train de se disloquer,sous les assauts de sa vie.
Elle l'avait pourtant sauvé plusieurs fois,soigné,mais elle n'avait plus de temps à lui accorder,c'était trop tard,il ne lui restait plus de chaleur à donner,elle regardera le vent froid de la prochaine crise l'envahir en esperant que ce soit l'ultime attente,l'abandon,qui lui redonnera sa liberté.