O ma mère très douce au coeur jamais lassé
Pourquoi tant de soleil pourquoi tant de jeunesse
Puisque tu n'es plus là et que Dieu n'est plus Dieu?
C'est vers toi que je vais porter ma souffrance
O mère de douleur longuement torturée.
Le bleu n'est vraiment bleu que dans tes yeux de France.
Le soleil est si beau qui joue dans ton azur!
Un jour proche il est vrai je baiserai ton front
Nourri de tous les sucs de l'humaine misère.
O mère,accorde-moi le geste fraternel
Pour qu'au-delà des morts me sourie le ciel.
Y .Boulogne Buchenwald
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Par rousson
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Publié dans : LUI
Jeudi 2 juin 2005
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Vous ne comprenez pas ce que je veux dire?Je vous avouerai ma fatigue.Je perds le fil de mes discours,je n'ai plus cette clarté d'esprit à laquelle mes amis se plaisaient à rendre hommage.
Je dis mes amis,d'ailleurs pour le principe.Je n'ai plus d'amis,je n'ai que des complices.En revanche,leur nombre a augmenté,ils sont le genre humain,vous le premier.Celui qui est là est toujours le premier.
Comment je sais que je n'ai pas d'amis? C'est très simple:je l'ai découvert le jour où j'ai pensé à me tuer pour leur jouer une bonne farce,pour les punir,en quelque sorte.Mais punir qui?quelques-uns seraient surpris;mais personne ne se sentirait puni.J'ai compris alors que je n'avais pas d'amis.
Du reste même si j'en avais eu,je ne serais pas plus avancé.Si j'avais pu me suicider et voir ensuite leur tête,alors,oui,le jeu en eût valu la chandelle.
CAMUS La chute
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Par rousson
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Mercredi 1 juin 2005
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Examen:je sens que le mâle gagne du terrain,je me creuse alors littéralement,et lui,s'approche,me tient des discours vides de sens.
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Il sent le monde vertigineux qui me hante,il veut m'aider,mais comment me libérer,sans me déchirer
Je préfererais mille fois être lacéré que de le tenir enfermé en moi,ou l'enterrer.
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Je suis ici pour cela,je sais maintenant quel est mon but.
Je m'en rends parfaitement compte.
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Mais le désir de solitude est si fort qu'il peut aller jusqu'à la perte de conscience,seul face à moi-même,rien ne pourra stopper,le choix,mon choix.
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Par rousson
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Mardi 31 mai 2005
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Il se tait,il a tout compris;le désespoir farouche de son corps,sa déception,elle le regarde comme elle regarderait un chien malade,il le sait,il veut pourtant s'accrocher,il a honte de lui dire la vérité,de lui avouer que s'il ne peut plus se relever, c'est que seul son cerveau fonctionne encore correctement,son délabrement physique est tel qu'il ne peut qu'adhérer au sol et difficilement,elle va le quitter,il en est maintenant sûr...
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Par rousson
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Lundi 30 mai 2005
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J'ai toujours voulu être une femme,mais "fantasmatiquement" parlant je crois que j'ai dépassé ma limite,je ne vais pas pouvoir assumer une telle féminité,une telle sensualité,je sens déjà le regard des hommes posés sur moi,je respire leur machisme triomphant,je ressens ce qui vous fait peur,cette envie latente,cet environnement trop sexuel,moi qui ne rêve que de douceur,moi qui ne pense qu'à la tendresse,décidément j'ai fait une grossière erreur,je n'aurai jamais dû accepter ta proposition,je n'étais pas assez fort.
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Par rousson
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Publié dans : LUI
Dimanche 29 mai 2005
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